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Retour à la case maison.
J'aimerais écrire beau, mais je me contente de mes mots.
En relisant en diagonale ce blog, je me rend compte qu'il est vraiment une sorte de journal intime, j'y parle de grands et de petits soucis, il est plus facile de développer ces derniers d'ailleurs.
Billets d'humeur, préoccupations de moment, réflexions de jeune femme de son époque, coups de coeur...
Puis viennent les confidences, cachées derrière des alibis plus ou moins épais. Certains sujets soigneusement évités.
Il y a des virages dans la vie de quelqu'un, et certains sont si grands qu'ils nécessitent un contrôle technique, pour remettre les compteurs à zéro.
Je suis à la conquête du bonheur, en croisade pour gagner le droit d'être heureuse. Des questions, on en a tous des milliers en nous, les réponses voient le jour, petit à petit, quand le moment est opportun, quand le temps est venu de comprendre. On me dit souvent de me laisser porter, de vivre ma vie, d'arrêter de bloguer, et patati, et patata.
Je me laisse porter par les hasards quotidiens, sinon je ne serais pas en train de m'arracher les cheveux à organiser un déménagement à 800 km de tout ce que j'ai toujours connu. Je vis ma vie, cahin-cahas, et pour le moment, je n'ai nullement l'intention d'arrêter de bloguer, parce que tout simplement, ça me fait du bien. Mais bon, d'ici une semaine, je n'aurais plus d'accès internet (ça semble fou non? *rires*), j'aurais tout le temps de faire les cartons, de ranger, d'accomplir les diverses tâches administratives. Je vais surtout profiter de ce sevrage forcé pour me replonger dans la lecture, et peut-être, si je trouve les ressources nécessaires, dans l'écriture .
Ce matin, je trouve la vie si douce! J'écoute Love Boat en trempant mes lèvres dans un cappuccino brûlant, une cigarette agonise dans le cendrier, la ville s'éveille dehors et pfiout! Envolée la nostalgie d'hier, c'est comme ça, c'est la magie de la fée!
Comme tous les autres jours, je me blotirais dans les bras de Morphée, dans un sommeil récupérateur et sans rêves.
Je crois que j'atterris lentement mais sûrement dans le monde des adultes, après tout, ce n'est pas si mal, quand on conserve un jardin secret où cacher ses rêves. Je débarque en terrain inconnu, avec un oeil circonspect, et j'essaie de me donner des règles de vie.
J'ai le droit de croire aux fées, aux contes pour enfants, aux films d'amour, au Père Noël et à tout un tas d'autres chimères, puisque je sais où se situe la réalité. Ma chance réside peut être dans le fait qu'à mon âge, j'ai une conscience aigue qu'on a pas toute la vie devant soi pour s'accorder du bonheur, qu'on a pas le droit de gâcher son temps à se raconter des mensonges et que plus tôt on assume ce qu'on est, plus on a de chances de ne pas rater l'essentiel (notion personnelle à chacun, au demeurant).
J'adore mon métier, pour rien au monde je ne souhaite faire autre chose. On me dit souvent que je fais un beau métier, difficile, que j'ai du courage et que ce ne doit pas être gai tous les jours. Ben, en fait, ce que je trouve beau, c'est juste les gens, tout simplement, même si je suis parfois agacée, découragée, triste, j'apprends tous les jours.
J'apprends à m'aimer, pour mieux les aimer. J'apprends à ne pas me mentir, en ne leur mentant pas.
Les souvenirs sont parfois les meilleurs ennemis, ils sont pourtant riches d'enseignement. Ce serait chouette de fonder une banque communautaire du souvenir, pour que la souffrance d'autrui ne serve pas à rien, pour créer un juste équilibre, pour méditer les leçons de vie et se les approprier.
Enfin, bref, je suppose que nous faisons tous de notre mieux pour agir en adéquation avec ce qu'on pense être juste.
Il existe forcément des conflits d'intêret, est-ce vraiment important? La gent humaine me laisse songeuse, je la trouve passionnément compliquée, et je n'aurais certainement pas assez d'une vie pour l'explorer.
Je finirais juste en disant que c'est probablement mon insatisfaction constante qui m'ouvre des portes sur le monde, car je ne peux et ne veux me contenter du terne et du commun, j'ai besoin d'étoiles...
Après une nuit un peu agitée, je me sens bien mieux. Je pense tout ce que j'ai écrit à ce moment là, mais en version moins mélo du théâtre grec antique.
Aujourd'hui, en ce jour du premier mai, il fait gris, et je ne sais pas pourquoi, je repense à l'amour, en général. D'aventures en désillusions, cet aspect de ma vie est réduit à une petite chose assez insignifiante. Mais c'est quand même là, en stand-by, mais présent.
J'ai essayé de déterminer ce que j'en attends, à quoi j'aspire sentimentalement parlant. Parfois, je me dis que c'est uber useless, que je vais laisser tomber, et me contenter d'aventures sans lendemains qui ne me prendront pas la tête. Mais "it's just an illusion", on parle de relations humaines, et même une aventure sans lendemain ça peut prendre la tête. Alors quoi?
Rien de compliqué, tomber amoureuse, être l'amoureuse de quelqu'un. Ne pas s'étouffer. Se respecter. Partager des choses, des idées, des blagues pourries, des projets . Et no prise de tête, ça c'est le plus dur, je le sais bien. Mais par dessus tout, ce qui me saoûle vraiment, c'est les rapports de force. Ca pèse dix huit tonnes de devoir tout le temps tout calculer, la moindre parole, le moindre geste, la façon de s'habiller, etc... Ca tient parfois à si peu de choses.
J'ai l'abominable défaut (car c'en est un) de m'accrocher aux bad boys. Les gentils, j'ai essayé, je ne peux pas, pas que je ne veux pas, c'est juste pas dans ma nature. Donc, pour reprendre, je souhaite vivre une love story sans prise de tête ni rapport de force avec un bad boy, là, forcément, y'a maldonne quelque part, vous voyez ce que je veux dire?...
Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne cours, ni ne cherche à tout prix un bad boy, non, c'est juste que je suis attirée par ce genre de mecs, quoique j 'en dise. Et puis de toute façon, à ma façon, j'ai un sacré petit caractère bien trempé, je suis une vraie chieuse et capricieuse, j'ai horreur qu'on me fasse de la résistance, j'avoue... J'aime les hommes imparfaits, ils sont attendrissants. Le problème, c'est qu'ils sont aussi souvent obtus et enfermés dans un raisonnement qui se mord la queue. Mais un bad boy ça s'attendrit, la preuve, j'en ai eu un pendant des années, bad boy avec moi, comme j'aime, et puis pfiout, une fois que je l'ai bien attendri, il est parti faire le Roberto love-love avec une autre... Alors, j'ai bon espoir, je trouverais un jour un bad boy qui lui aussi fera le Roberto avec moi. Enfin j'espère...
Le seul problème, c'est que ce qui , à mes yeux, fait de moi une personne estimable, je parle de mon métier, et bien ça n'intéresse personne, enfin pas grand monde. Oh bien sûr les gens trouvent ça super génial, c'est beau ce que je fais et gnagnagna, mais on ne me pose jamais de questions. Et comme je renvoie une image maternante (oui, je suis une nurse, je soigne et panse les blessures..), les mecs me racontent leurs vies, mais se moquent éperduement de la mienne. C'est fini, STOP, no way!! Plus d'unilatéralité, de sens unique, de psychothérapie de pacotille. Je n'aime pas ça, mais j'y suis contrainte, ça va devenir donnant-donnant. Certains diront que je suis trop gentille, c'est faux, on est jamais assez gentil, mais on peut être trop conne, comme moi.
Un bon copain me répète souvent "les mecs sont tous des gros batards, t'as raison", faux, erreur, rien à voir, hors sujet. J'ai croisé de vrais connards, heureusement peu, la plupart des hommes sont juste plus égoïstes que les femmes, en règle générale. Et les femmes sont plus sacrificielles que les hommes. Forcément, on en vient à des abherations du genre "avec tout ce que j'ai fait pour toi, tu es ingrat, égoïste!!!" et l'homme de nous répondre "mais je ne t'ai rien demandé!!", ce qui est malheureusement vrai, c'est là le drame, mais ça ne fait pas de ces messieurs des batards (enfin pas de tous), c'est un peu trop rapide comme raccourci, chacun sa responsabilité dans l'échec.
Ce qui est par-dessus tout agaçant, c'est que je cerne plutôt bien les gens, je comprend les rapports humains, les enjeux, les moments clés où tout se joue (normal, ca fait un peu partie de mon boulot), je suis d'ailleurs d'assez bon conseil pour les autres, mais pour moi, mais pff, mort de rire!! Une vrai quiche!! Incapable de m'appliquer tout ça, je fais exactement tout le contraire de ce qui serait bon, je perds mes moyens, je dis n'importe quoi, je deviens cassante et glaçiaire, ou a contrario trop à la guimauve sauce bisounours. J'ai fait croire à des mecs dont je me moquais complètement que j'étais folle d'eux, et à d'autres qui me troublaient sérieusement que je n'en avais rien à cirer. Total: ben je suis seule... Bien fait, ma cocotte...
En conclusion, je comprend qu'il ne sert à rien de vouloir intriguer, être franche, directe et rester simple, c'est encore le meilleur moyen pour ne pas passer à côté de belles choses, c'est ce que je me dis. Mais bon, la différence, c'est que je n'espère pas à tout prix rencontrer quelqu'un, si ça vient tant mieux, sinon, c'est pas très grave, c'est la vie. Mais j'arrête les relations nuisibles, je suis trop grande pour ça, j'ai passé un cap ;)