1 post tagged “pile et face”
D'abord, il y a la lumière. Paris, c'est beau, c'est magique, ça brille. Il n'y a qu'à regarder le Sacré-Coeur le soir, illuminé, nimbé d'un éclairage doux et mystérieux, surplombant la butte Montmartre. Il n'y a qu'à regarder la Tour Eiffel, j'essaie toujours de sortir du travail de façon à croiser la belle à 20 heures pile, scintillante dans son habit de réveillon, portant haut les couleurs de l'Europe. Il n'y a qu'à se promener sur les Champs la nuit venue, décadence de voitures luxueuses, enseignes prestigieuses, et partout, partout, cette lumière omniprésente.
Paris, c'est la ville où tout est possible. Parce qu'on y est l'heureux anonyme, libre de vivre sa vie à son bon gré. Tout est à portée de main, prêt à être cueilli, disponible, avalanche de culture(s), délire de biens matériels, océan d'opportunités.
Ensuite, il y a l'envers du décor, l'ombre gisant dans la lumière, pendant inéluctable. Je ne parlerais pas des bouges gluants qui s'alimentent des vicissitudes nocturnes, ni des chaussées glissantes, et encore moins de la solitude exquise.
Paris, c'est le lieu où l'on exerce deux emplois pour tenir la tête hors de l'eau, c'est le labyrinthe de Pan où les frontières entre réel et fiction, angoisses et désirs se confondent jusqu'en devenir indissociables.
Paris, c'est le lieu où l'on exerce deux emplois pour tenir la tête hors de l'eau, c'est le labyrinthe de Pan où les frontières entre réel et fiction, angoisses et désirs se confondent jusqu'en devenir indissociables.