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Vingt sixième heure de veille amorcée...
Le soleil s'est levé deux fois dans cette journée qui s'achève.
J'ai tout oublié, suspendue aux battements de coeurs anonymes.
Le silence, comme un mime à mes trousses, a carressé mon âme de son souffle léger.
Et cependant la certitude de préférer compter ses battements de coeur à lui, blottie dans sa chaleur...
-Salut! Bon, alors, dis moi tout, tu en es où?
-Alors d'abord tu sais, j'ai "remis mes pendules à l'heure", "réglé mes comptes", "soldé les factures", tu vois?
-Attends, tu me fais peur....
-Non, non, je vais bien, je t'assure, j'ai sorti les cadavres poussiéreux des placards, pour les enterrer définitivement.
-Et... concrètement?
-Je sais pas moi, c'est pour la télévision ta question là? Je te dis que j'ai dit tout ce que j'avais à dire, à qui il fallait que je le dise, c'est tout, laisse moi maintenant...
-Ohlalalalala! T'as pas fait ce que je crois? Si? Tu l'as fait?
-...
-Je suis sûr que tu l'as fait, non, je SAIS que tu l'as fait!
-Mais... il le fallait! J'en avais be-soin!
-Bon, t'es contente? T'as soulagé ta conscience? Ca va mieux?
-Je le devais, pour moi, et pour lui aussi...
-Et eux?? Ils sentent le pâté pour chats?...
-Je me veux "neuve" pour cette histoire formidable, sans passé, sans souvenirs, sans amertume...
-Mais tu rêves ma grande! On n'efface pas ce qui a été...
-Non, c'est sûr, mais on tourne des pages, et c'est ce que j 'ai fait...
-Bon, mais.. tu l'aimes?
-Ben.. Oui.. Enfin, non, pas encore.. Mais si, un petit peu.. J'ai pas envie de répondre à ça, ça ne regarde que moi!
-Et lui? Ca le regarde aussi non?
-Non! J'ose pas... Je suis pudique avec mes émotions tu sais... Plus elles sont fortes, et plus elles me musellent...
-Je vois.. Donc tu espères qu'il devine... C'est pas gagné ton histoire...
-Non... Je crois juste que mon coeur parle au sien... Et puis mon "je t'aime" ne prend pas le train, il n'a pas de maladie incurable, pourquoi il devrait se presser, hein? Et si il tombe en chemin? C'est vrai ça, il peux trébucher à vouloir aller trop vite, et tu as déjà vu un "je t'aime" allongé dans le caniveau? Non? Et ben c'est pas joli-joli, tous les jours je vois des "je t'aime" mourus sur les voies du métro, tous ces gens tristes comme des soirées sans Bonney M, c'est parce qu'ils ont perdu un "je t'aime" un jour, alors ils sont devenus sourds à la mélodie du bonheur, mais tu crois que ça se retrouve facilement un "je t'aime", ah ben non, ce serait trop simple, quand tu l'as perdu, c'est moche, parce qu'il faut attendre que quelqu'un d'autre t'en offre un, sauf que de nos jours, je ne sais pas ce qui se passe, les gens sont pingres de leur "je t'aime", ils l'économisent, ils ne savent pas pourquoi, mais de principe, ils le gardent au coffre-fort, et quand par miracle ils pourraient l'offrir, ben là, tu comprends, c'est trop compliqué, il faut aller à la banque des moments éphémères, sortir sa clé, récupérer son "je t'aime", le mettre dans un écrin de tendresse, les gens sont trop fatigués pour faire ce genre de choses, alors ils gardent leur "je t'aime" pour eux, bien au chaud, et ils l'oublient....
-Mais.. ne t'énerves pas... Je veux juste ton bonheur moi tu sais...
-Je sais... J'en ai plein du bonheur! Je pourrais même en distribuer à tous les coins de rues!
-Alors.. Pourquoi cette larme qui roule sur ta joue?...
-C'est une larme de joie, c'est mon coeur qui déborde par mes yeux... Regarde, je souris!
-Bien, je suis heureux alors!
-Merci.. Et..! S'il te palit.. Dis lui que je.. Enfin, tu sais.. Tu vois...
(Sourire)- Je vois...
Aussi invraisemblable que cela puisse me paraitre, je n'ai plus rien à écrire en ce moment, nada. A croire que trop de bonheur tue l'inspiration! Je m'assois devant cet écran, ou devant mon Moleskine, la main dans une fébrile suspension, et.. rien. Je ferme les yeux, je mobilise mes émotions, essaie de puiser en moi les milles et une histoires que je peux me conter pour m'endormir, mais là, rien, juste ce paysage zen qui m'envahit de sérénité.
Bercée par la douceur de son regard et la chaleur de ses bras, je saisis enfin l'expression "vivre le moment présent", ne souhaiter être nulle part ailleurs qu'avec lui, à ce moment précis.
Zen, voilà, c'est tout, je suis zen, et heureuse, et dans l'incapacité momentanée d'écrire quoique ce soit, étrangement, ça m'est égal. Alors c'est ça le bonheur? Il semblerait que oui ;)
A un de ces jours, peut-être.... :)
Envie d'être le marc de son café;
Sentir l'odeur sucrée de l'éternité au parfum de ses rêves;
Envie d'être le sel sur ses lèvres;
Imaginer une dimension sans temps ni espace;
Envie d'être sur ses traces;
Boire à la source de tous ses désirs;
Envie d'être une fleur accrochée à son sourire;
S'embrasser sous une branche de buis;
Envie d'être avec lui...
Depuis quelques jours, mon coeur s'est remis à battre, malgré moi. Par superstition, je n'emploierais pas le mot amour, c'est trop tôt, et trop intime aussi.
Je me souviens d'une soirée douce de fin octobre, une soirée faite de rires, de discussions à bâtons rompus, de regards lumineux, et de sourires entendus, promesses tacites de bonheurs à venir.
Je me souviens avoir fait au moins trois fois le tour de la place d'Italie, et je ris de ce souvenir, et j'aimerais en faire encore mille fois le tour, et encore ce ne serait pas assez...
Je me souviens que l'endroit le plus romantique du monde n'a pas été celui que j'aurais pu imaginer, et pourtant...
Je me souviens du savoureux frisson qui m'a électrisé quand il a carressé ma main, doucement, tendrement, patiemment...
Je me souviens, mais à peine de l'instant qui a suivi ses mots "je n'ai pas envie de te laisser partir", je m'en souviens à peine car à ce moment précis je suis née femme, et d'un baiser, il a ouvert mon âme...
Je me souviens qu'avant lui, j'ai traversé les tempêtes, et qu'après lui, il n'y a que le reflet doré d'une immensité à perte de vue, calme, accueillante, rassurante, énivrante...
Je me souviens qu'on a encore ri, émerveillés de tout ça, de nos mains qui se mêlaient, de nos regards qui se cherchaient, de nos lèvres qui s'unissaient...
Je me souviens de sa sagesse "tu me manques déjà, mais le plus important, c'est de nous être rencontrés, prenons le temps", je me souviens de l'explosion de joie dans chaque recoin de mon être...
Je me souviens de la douleur des jours qui suivirent, marqués d'un grand vide, je me souviens des efforts faits pour continuer à respirer sans réfléchir...
Je me souviens d'une date en épée de Damoclès, je me souviens que cette date s'est avancée, à mon grand bonheur, simulacre de rendez-vous, car il s'agira d'à peine quelques minutes volées mais qu'importe, un quart d'heure dans ses bras, suspendue à son souffle, vaut mieux qu'une éternité sans jamais l'avoir croisé...
Je me souviens de sa façon très particulière et fort charmante de prononcer mon prénom, un mélange de douceur et de gravité, dit en fin de phrase, comme pour lui donner de l'importance, et ça, je m'en souviens bien, puisque sa voix a carressé mon coeur il y a quelques heures...
Je me souviens de l'état de manque dans lequel je vis depuis neuf jours, et je me souviens du flash d'émotions en lui parlant et de l'arrêt radical du manque, je me souviens qu'on a parlé si naturellement, comme au premier moment, en toute évidence, en confiance...
Je me souviens ô combien ma vie est plus claire, plus légère, plus douce depuis qu'il y est entré...
Je me souviens de tout finalement, et comment oublier l'inoubliable?....
La raison se dérobe
Les résolutions s'étiolent
Les "c'est fini" s'évanouissent
Les "demain j'arrête" se gaussent
Les "j'en ai marre c'est n'importe quoi" s'effacent
Le coeur s'envole
Les envies grandissent
Les "ohlala" s'épanouissent
Les "je suis trop heureuse" prennent de la hauteur
Je dois l'avouer, j'ai (toujours) le béguin
Il me fait craquer
Il me fait rêver
Je suis conquise
Je suis séduite
Je suis idiote
Sa magie
Ma rêverie
C'est fou mais
J'ai le béguin!
Ca ne sert à rien
Ca ne mène nulle part
Ca fait pleurer parfois
Ca fait espérer souvent
Ca tient chaud la nuit
Ca nourrit les petits coeurs affaiblis
Ca s'appelle, je crois, un béguin
Je le déteste
Je l'adore
Je ne sais rien
J'imagine
Je suppose
Je ne sais rien!!
Quel fichu béguin...
Et peut être
Si seulement
A croire que
Mais franchement
A moins de
Assurément
C'est un béguin
Je suis folle
J'ai perdu tout bon sens
Je ne le connais pas!
Je dois me raisonner
Je peux ne plus y penser
Mais j'y tiens à ce béguin!!
Fuir
Courir
Partir
Et finalement
Chérir
Ce doux béguin...
Ca ressemble à un jour comme un autre.
Et si je m'inventais une vie? Après tout, on est sur le net, tout est possible! Personne ne viendra sonner à ma porte pour vérifier si c'est vrai!
Je me suis levée assez tardivement, j'étais éreintée après le show d'hier soir. Je suis strip-teaseuse dans un club. J'ai tout appris auprès de Dita von Teese, quelle femme! Je tourne la tête, et cherche discrètement une gourmette.. Quel est son nom déjà?.... Tant pis, il n'y a de toute façon aucun fait nocturne qui justifie une investigation plus avancée.. La vapeur s'échappe par volutes autour de mon corps ruisselant. J'ai mis du lait de lotus blanc dans mon bain. Ca lave mon âme des regards indiscrets. Tant d'hommes ont traversé ma vie... Je ne me souviens ni de leurs noms, ni de leurs visages, ni de leurs étreintes. J'ai tout oublié le jour où je l'ai croisé. Lui qui a vu en moi plus loin que je n'aurais osé l'imaginer. Une nuit. Torride, passionnelle, désespérée, qui laisse un goût d'absolu et d'amertume. Souvent, je repense à lui. Aux femmes qui ont du croiser sa trajectoire. A ce qui aurait pu être
. Il est de ces hommes auprès de qui rien n'est fade, il est l'homme que j'aurais aimé aimer...Eteins la lumière!
Que la lumière de mes étoiles puissent t'aveugler.
Rallume mes désirs, embrase mes envies,
Enivre moi, envole moi, sauve moi!
Je te confie ma fragilité, protège la,
Je t'offre mon âme, cajole la,
Si je pleure, essuies mes larmes,
Si j'ai mal, fais moi du bien,
Et quand j'ai peur, mets tes mains sur mes yeux.
Regarde mes insuffisances,
Contemple mes maladresses,
Laisse moi t'aimer à en crever,
Offre moi tes faiblesses,
Dévoile moi tes rêves insensés,
Embarque moi dans ta folie ordinaire,
Viens me raconter tes mensonges.
Je serais douce, et enveloppante,
Amie, amante, confidente, pénitente,
Où es-tu, toi, mon autre?
NB: une douce rêverie m'emporte ce matin, j'avais envie de me livrer sans contrition, sans calcul, sans faux-semblants, avec mes mots et mes maux. Parler à mon homme idéal me fait du bien, à défaut de le vivre, je l'imagine. J'ai un gros maëlstrom en moi, alors je vais me réfugier dans ce que j'aime le plus, les autres. Finis les billets bizarres, je médite sur mon audiocast, comment me rendre le plus ridicule possible et vous faire marrer 5 minutes (au moins), bonne journée!