4 posts tagged “femme”
Je discute avec mes amies, et c'est avec grand bonheur, ainsi qu'une petite joie sauvage que nous recoupons nos informations respectives sur nos amours les hommes.
Premier constat: l'homme égoïste, la femme sacrifice.
Exemple: un couple. Pas de coup de téléphone durant une journée entière.
Si l'homme n'appelle pas, c'est qu'il est occupé à faire quelque chose. Son cerveau d'homme fonctionnant de façon linéaire, il n'a aucune raison valable d'appeller sa petite amie puisqu'il est occupé. Point, à la ligne.
Si la femme n'appelle pas, c'est que: a) elle ne veut pas déranger son homme sachant qu'il est probablement occupé, b) elle n'appelle pas puisque lui non plus n'appelle pas "s'il voulait m'entendre il m'appellerait, alors comme il ne m'appelle pas, c'est forcément qu'il ne veut pas m'entendre", c) elle pense qu'en gardant le silence elle crée une situation de manque (raisonnement faussé puisque nous l'avons vu plus haut, l'homme est occupé et ne pousse pas la réflexion jusqu'à s'interroger quant au silence de sa douce).
Bien évidemment, ce qui est agaçant dans ce genre de situations, c'est que s'il venait à l'idée de la femme de demander la raison de ce non-appel à son homme, celui-ci répondrait, un peu étonné et ne comprenant pas vraiment: "mais.... j'étais occupé ma chérie, pourquoi tu me demandes ça?", la femme , la mort dans l'âme, en vient à abuser de vils procédés de culpabilisation, et tire la ficelle des sentiments: "ça m'aurait fait plaisir de t'entendre, c'est tout, mais a priori, toi tu t'en moquais", et l'homme, dans sa logique implacable, répond sans déjà plus regarder (puisqu'il est en train d'allumer la télévision, ce soir, y'a un match sur Canal...) "ben mon coeur, fallait m'appeller si tu voulais me parler... on mange quoi ce soir?".
Deuxième constat: ne pas se méprendre, non, ils ne sont pas idiots, ils le font sciemment -_-'
Pafois, l'homme use (voir abuse) de phrases toutes faites pour nous faire taire. Elle: "tu vas me manquer pendant 5 jours..." *larmes à l'oeil, voix qui tremble, et lèvre inférieure humectée*, lui: "allons, mon coeur, on a toute la vie".
On a toute la vie. Ou l'excuse ultime pour ne pas faire d'efforts là, maintenant, tout de suite ^^
Je vous arrête tout de suite, n'essayez même pas de leur démontrer que demain se construit aujourd'hui, ça, ça ne signifie rien pour eux, c'est comme si vous leur expliquiez que les lingettes démaquillantes ça déssèche la peau. Non, vraiment, n'insistez pas, vous allez vous faire du mal pour rien.
Troisième constat: parler c'est bien, manipuler c'est mieux.
Du haut de ma très grande connaissance de la psychologie masculine, j'ai enfin acquéri une certaine sagesse.
Pourquoi rentrer dans de longues palabres sans fin: "si on ne svoit pas ce week end, on ne pourra pas passer de week ends ensemble avant au moins un mois, puisque le week end prochain tu vois Gaston, le week end d'après je travaille etc, etc..", ce à quoi il va répondre dans un grand soupir "oulala, je prévois pas un mois à l'avance ce que je vais faire" (mon cul Lulu, car selon le deuxsième principe, non, il n'est pas idiot, car l'enterrement de vie de garçon de Léon, ça par exemple, ça fait trois mois qu'il l'a prévu..^^), et qu'il concluera par "mais pourquoi tu te prends la tête sur ça (sous entendu: pourquoi tu ME prend la tête) puisqu'on est ensemble, là maintenant?" (il est très fort pour nous retourner nos propres arguments quand ça l'arrange, ou la mémoire sélective masculine).
Non, vous voyez, moi j'ai tranché, je n'ai plus ce genre de conversations. Pour quoi faire? Puisque je viens de l'avoir là en vous la racontant?
Il me suffit juste de déclencher une très légère dispute: "assied toi, j'ai bien réfléchi, à partir de ce week end, on passe tous les week ends ensemble, et c'est sans appel". Retenez bien, ne pas craquer tant qu'il n'a pas prononcé les mots voulus "je te promets, si tu veux, on reste ensemble TOUT ce week end, de vendredi soir à lundi matin".
Je vous assure, ça passe tout seul, il a l'impression que c'est son idée, il est sûr de s'être débarrassé d'un sujet brûlant, et nous, on a obtenu jamais plus que ce qu'on désirait simplement. Sauf que si on s'était contentée de parler, on aurait passé le week end à siroter des mojitos avec Paula, la célibataire dépressive.
Elémentaire.
Quatrième constat: l'échelle des priorités (les siennes).
Il ne faut pas être duppe. Sur l'échelle des priorités de l'homme, nous ne sommes prioritaires qu'en des cas bien précis (le soir, à partir de 21 heures, par exemple). Et même si lui il nous soutient mordicus que non, ma chérie, tu me fends le coeur, tu es la number one et bla et bla et bla, c'est du pi-po! Il faut d'ores et déjà accepter le fait de passer après le foot, la bière, les potes, la famille, le travail et la rediffusion exceptionnelle de la trilogie des "Retour vers le futur". Si, si, ne vous vexez pas, c'est la (triste) réalité. Et surtout, ne le prenez pas personnellement, sic^^
Bref, décidémment, on aura beau dire, les femmes et les hommes sont bien différents, et qu'importe, tant qu'on en rit ;)
Après une nuit un peu agitée, je me sens bien mieux. Je pense tout ce que j'ai écrit à ce moment là, mais en version moins mélo du théâtre grec antique.
Aujourd'hui, en ce jour du premier mai, il fait gris, et je ne sais pas pourquoi, je repense à l'amour, en général. D'aventures en désillusions, cet aspect de ma vie est réduit à une petite chose assez insignifiante. Mais c'est quand même là, en stand-by, mais présent.
J'ai essayé de déterminer ce que j'en attends, à quoi j'aspire sentimentalement parlant. Parfois, je me dis que c'est uber useless, que je vais laisser tomber, et me contenter d'aventures sans lendemains qui ne me prendront pas la tête. Mais "it's just an illusion", on parle de relations humaines, et même une aventure sans lendemain ça peut prendre la tête. Alors quoi?
Rien de compliqué, tomber amoureuse, être l'amoureuse de quelqu'un. Ne pas s'étouffer. Se respecter. Partager des choses, des idées, des blagues pourries, des projets . Et no prise de tête, ça c'est le plus dur, je le sais bien. Mais par dessus tout, ce qui me saoûle vraiment, c'est les rapports de force. Ca pèse dix huit tonnes de devoir tout le temps tout calculer, la moindre parole, le moindre geste, la façon de s'habiller, etc... Ca tient parfois à si peu de choses.
J'ai l'abominable défaut (car c'en est un) de m'accrocher aux bad boys. Les gentils, j'ai essayé, je ne peux pas, pas que je ne veux pas, c'est juste pas dans ma nature. Donc, pour reprendre, je souhaite vivre une love story sans prise de tête ni rapport de force avec un bad boy, là, forcément, y'a maldonne quelque part, vous voyez ce que je veux dire?...
Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne cours, ni ne cherche à tout prix un bad boy, non, c'est juste que je suis attirée par ce genre de mecs, quoique j 'en dise. Et puis de toute façon, à ma façon, j'ai un sacré petit caractère bien trempé, je suis une vraie chieuse et capricieuse, j'ai horreur qu'on me fasse de la résistance, j'avoue... J'aime les hommes imparfaits, ils sont attendrissants. Le problème, c'est qu'ils sont aussi souvent obtus et enfermés dans un raisonnement qui se mord la queue. Mais un bad boy ça s'attendrit, la preuve, j'en ai eu un pendant des années, bad boy avec moi, comme j'aime, et puis pfiout, une fois que je l'ai bien attendri, il est parti faire le Roberto love-love avec une autre... Alors, j'ai bon espoir, je trouverais un jour un bad boy qui lui aussi fera le Roberto avec moi. Enfin j'espère...
Le seul problème, c'est que ce qui , à mes yeux, fait de moi une personne estimable, je parle de mon métier, et bien ça n'intéresse personne, enfin pas grand monde. Oh bien sûr les gens trouvent ça super génial, c'est beau ce que je fais et gnagnagna, mais on ne me pose jamais de questions. Et comme je renvoie une image maternante (oui, je suis une nurse, je soigne et panse les blessures..), les mecs me racontent leurs vies, mais se moquent éperduement de la mienne. C'est fini, STOP, no way!! Plus d'unilatéralité, de sens unique, de psychothérapie de pacotille. Je n'aime pas ça, mais j'y suis contrainte, ça va devenir donnant-donnant. Certains diront que je suis trop gentille, c'est faux, on est jamais assez gentil, mais on peut être trop conne, comme moi.
Un bon copain me répète souvent "les mecs sont tous des gros batards, t'as raison", faux, erreur, rien à voir, hors sujet. J'ai croisé de vrais connards, heureusement peu, la plupart des hommes sont juste plus égoïstes que les femmes, en règle générale. Et les femmes sont plus sacrificielles que les hommes. Forcément, on en vient à des abherations du genre "avec tout ce que j'ai fait pour toi, tu es ingrat, égoïste!!!" et l'homme de nous répondre "mais je ne t'ai rien demandé!!", ce qui est malheureusement vrai, c'est là le drame, mais ça ne fait pas de ces messieurs des batards (enfin pas de tous), c'est un peu trop rapide comme raccourci, chacun sa responsabilité dans l'échec.
Ce qui est par-dessus tout agaçant, c'est que je cerne plutôt bien les gens, je comprend les rapports humains, les enjeux, les moments clés où tout se joue (normal, ca fait un peu partie de mon boulot), je suis d'ailleurs d'assez bon conseil pour les autres, mais pour moi, mais pff, mort de rire!! Une vrai quiche!! Incapable de m'appliquer tout ça, je fais exactement tout le contraire de ce qui serait bon, je perds mes moyens, je dis n'importe quoi, je deviens cassante et glaçiaire, ou a contrario trop à la guimauve sauce bisounours. J'ai fait croire à des mecs dont je me moquais complètement que j'étais folle d'eux, et à d'autres qui me troublaient sérieusement que je n'en avais rien à cirer. Total: ben je suis seule... Bien fait, ma cocotte...
En conclusion, je comprend qu'il ne sert à rien de vouloir intriguer, être franche, directe et rester simple, c'est encore le meilleur moyen pour ne pas passer à côté de belles choses, c'est ce que je me dis. Mais bon, la différence, c'est que je n'espère pas à tout prix rencontrer quelqu'un, si ça vient tant mieux, sinon, c'est pas très grave, c'est la vie. Mais j'arrête les relations nuisibles, je suis trop grande pour ça, j'ai passé un cap ;)