3 posts tagged “bonne nuit”
Y'a des soirs, je suis dans un tel état de fatigue physique, psychique et émotionnel... Comme ce soir.
Ces soirs là, je me sens profondément seule. Ces soirs là, j'ai envie de parler à des gens que j'aime, qu'ils m'écoutent, me disent trois mots doux.
Y'a des soirs qui sont trop courts pour "passer à autre chose", parce que je ne suis pas une machine sur laquelle on actionne "on" ou "off" à son bon vouloir (hélas...).
Ces soirs là, je me maudis de me laisser poursuivre ainsi, je suis colère de n'etre pas capable de prendre de la hauteur. Ces soirs là, je me sens un tout petit truc inutile avec un très grand besoin d'amour.
Y'a des soirs où tous nos interlocuteurs sont dans le meme état que nous.
Ces soirs là, on a envie d'etre là pour eux, et ces memes soirs, on leur en veut presque d'etre un si parfait miroir...
Y'a des soirs où je me sens un tout petit bout de déprime pousser derrière l'oreille.
Ces soirs là, je n'arrive plus à avoir confiance en rien, tout en sachant que ces soirs là, la chose la moins fiable dans mon univers, c'est moi.
Y'a des soirs comme ce soir, finalement je pleure doucement pour laisser couler tout ça, en attendant le sommeil qui me délivrera.
J'ai vécu dans 11 logements différents, dans 4 villes.
J'ai travaillé dans 72 services différents, de 12 cliniques et hôpitaux, en 4 ans, 3 mois et 5 jours d'activité.
J'ai cru aimé une bonne demi-douzaine de fois, alors aujourd'hui, au lieu de le croire, je le vis ;)
Au vu de la taille de mes valises, je dois posséder environ 80 kg de vêtements (et presqu'autant de chaussures!).
Je dors entre 3 et 12 heures par nuit. Ca dépend.
Selon mon compteur iTunes, j'ai écouté 50 fois la valse d'Amélie.
J'aime chanter silencieusement dans la rue, l'odeur de café quand je me lève, écouter en boucle l'album "des singes et des moutons" de Debout sur le zinc quand je pars travailler, enfoncer mon coude dans le dos des gros messieurs qui m'écrasent dans le métro, m'endormir dans ses bras, attirer la sympathie des vieilles personnes dans les files de cinéma, le bus ou le supermarché.
Je déteste préparer certains antibiotiques parce que je m'en mets plein les mains, renverser sur mes pieds l'eau chaude quand je suis mal réveillée, fumer la dernier cigarette du dernier paquet, le dimanche à 21 heures (ça sent le vécu^^), l'odeur des plats oubliés au frigo (car en général, on les hume le matin, à jeun, et ça, ça décoiffe!), quand celui qu'on croyait le héros du film meurt et qu'on comprend que c'était pas vraiment lui le héros (c'est nul), quand mon père s'adresse à moi comme si j'avais quatre ans et demi tout en me disant "je sais, tu auras bientôt trente ans" (on sait jamais, au cas où j'aurais oublié^^).
J'ai tout un tas de "chansons nostalgie": The blower's daughter (ah ça, Damien Rice fallait pas), Grace de Jeff Buckley, The tourist de Radiohead, Le paradis blanc de Michel Berger, Delicate de Terence Trent d'Arby, etc...
J'ai voyagé dans 5 pays, j'ai donc un monde à découvrir!
Il y a des expressions qui m'agacent, et je me demande qui les a inventé: "ça passe comme une lettre à la Poste" (à croire qu'il n'y a que MES lettres qui ne passent pas^^), "qui veut voyager loin, ménage sa monture" (il doit être mort depuis un moment celui qui a inventé celle-là...).
Je me demande si c'est une fatalité de prendre 30 kilos de grossesse pour 2,5 kilos de bébé (c'est pas très équitable comme ratio).
Je me souviens avoir lu dans un magasine qu'il ne faut jamais porter plus de 3 couleurs à la fois, et c'est idiot, mais je m'y astreint.
J'ai des grands moments de solitude dans la vie: commander pour mes amis un millier de bagels au snack du coin et me faire servir par le bel hidalgo qui doit me penser complètement boulimique, me retrouver au vestiaire avec quatre collègues mâles le jour où je n'ai pas eu le temps de passer chez moi enfiler ma culotte gaine^, être réveillée d'un baiser par mon amoureux et me hurler intérieurement "et merde, j'ai oublié de me démaquiller!!!! je dois ressembler à une dalmatienne!!!!!!!" ou encore sortir des toilettes en me prenant pour Monica Bellucci et me rendre compte CINQ heures plus tard que ma jupe est coincée dans mon collant (la honte...).
Ca m'arrive de faire des trucs intéressés, comme mettre le jean le plus moulant de mon armoire et passer devant l'agent immobilier dans l'escalier *blush*, de là à tirer des conclusions hâtives corrélant la coupe avantageuse du jean sus-cité, et l'obtention de MON appartement, non, non, je ne m'y risquerais pas ;) Ou encore aller sciemment passer 12 heures d'ennuis mortels toute seule en salle de réveil en pariant sur l'éventualité que les deux patients seraient mutés en chambre le lendemain (aujourd'hui, donc) et moi en week end improvisé (incroyable mais vrai, c'est ce qui est arrivé!).
Sinon, moi ça va, ça va même très bien, pour ne pas dire "on ne peut mieux"!! Et toutes ces sensations bizarres et agréables que j'éprouve dans mon p'tit corps de fée ont fini par épuiser la nappe phréatique de mon inspiration, je suis paralysée de l'esprit, complètement obnubilée. C'est normal, ça reviendra, quand j'aurais dépassé la phase "fusion élémentaire". Mais bon, c'est comme ça, et j'ai même pas honte de dire que l'ordre mondial m'est parfaitement égal en ce moment tellement je suis inondée de bonheur. Comme je n'ai plus envie d'écrire autre chose qu'une vague guimauve même pas à la hauteur de mes émois, je vais donc m'abstenir. Je reviendrais :)
Ben, rien....
Fatiguée. Week-end au boulot... C'est pas juste de vivre à l'envers de tout le monde.
Heureuse. Satisfaction du travail bien fait.
Ce soir, j'ai l'énergie en sommeil.
M'en vais rêver, j'ai que ça pour m'évader...