14 posts tagged “bonheur”
Ensuite, il suffit de penser à toutes les jolies choses qui meublent votre vie, voilà, comme ça, c'est bien.
Il y a forcément des bémols, alors envisagez les comme des terres en jachères, de petits bonheurs en devenir.
Pensez à tous vos faux besoins, toutes les dépendances que vous vous créez.
Prenez conscience de la facticité de ces aspects, et chassez les d'un revers de main, sans plus tarder.
N'oubliez pas que vous êtes l'auteur, le responsable et l'unique bénéficiaire de votre bonheur.
De façon générale, apprenez à ne compter que sur vous-mêmes, car il est bien difficile de n'être pas déçu des autres, quand on a déjà du mal à se venir en aide à soi.
Voilà, un beau petit bonheur, c'est le votre, c'est le mien.
Je dis ceci sur un ton badin, mais je ne suis on ne peut plus sérieuse. Je comprends enfin qu'il n'y a que moi pour fabriquer mon bonheur, et personne d'autre. En attendant rien de personne, on n'est pas déçus, j'irais même jusqu'à dire qu'on ne peut qu'être agréablement surpris.
Bien sûr, cette réflexion s'extirpe de longues heures de prise de chou, vous vous en doutez.
Et moi, les prises de chou, je n'aime pas ça, ça me fatigue, or j'ai bien autre chose à penser, et j'ai bien d'autres sources de fatigue, autrement plus importantes.
Les rapports de force, non merci, très peu pour moi, ce n'est pas mon fort (je suis trop gentille de toute façon). Convaincre absolument, non plus, ça ne m'intéresse pas. Et encore moins imposer à quiconque ma vision des choses.
Et bien, les amis, je me sens vachement mieux depuis, la vie est plus légère, rien n'est grave, et peu m'importe de quoi demain sera fait, puisque de toute façon, ma vie, c'est ici, et maintenant!
Il est assez courant, dans une conversation, d'en venir à demander à quelqu'un quel est son but dans la vie: "en un mot, qu'attend-tu de la vie?", et il est assez courant, de répondre ou d'entendre pour réponse "être heureux".
Bien. Je réfléchis à cette petite résolution somme toute bénigne. Je réponds souvent celà quand on me pose ce genre de question. Et soudain, hier soir, les mots ont tourné en rond dans mon esprit: être heureuse, être heureuse, être heureuse... Mais ça veut dire quoi au juste "être heureuse"?
Est-ce que le bonheur peut être un état constant? Non, ça m'intéresse, je voudrais qu'on m'explique, est-il possible, de se lever heureux le matin, d'être heureux le nez dans son café, heureux sous la douche, heureux dans le métro, heureux dans la flaque d'eau dans laquelle on échoue, heureux au travail, heureux de faire pipi à 13h48, heureux de ne rien vivre de transcendant au cours d'une journée lambda, et se coucher dans ce parfait état de bonheur, comme l'on s'est levé?
Je vous le dis tout de suite: je n'y crois pas. Non. Je ne crois pas qu'on puisse vivre H-24 dans un état de quasi-euphorie s'approchant plus de la prise de LSD que d'un bonheur véritable et sincère.
La grande nouveauté de ma réflexion, c'est d'envisager que n'être pas heureuse ne signifie pas nécessairement être malheureuse pour autant. Je vis des journées simples, où rien de particulièrement excitant n'arrive hormis le quotidien. Bien sur, lors de ce quotidien, il m'arrive de petits bonheurs, comme un coup de téléphone, une invitation à dîner, ou une bonne nouvelle par exemple. Ces petits riens ponctuent la monotonie, et s'ils me réjouissent, c'est justement que je ne suis pas en permanence "heureuse".
On veut souvent "être heureux" comme on a envie d'avoir le corps d'un athlète, ou la culture d'un universitaire, ou la sérénité d'un moine bouddhiste. C'est devenu une norme admise: "sois heureux ou tais toi". On vit dans la dictature du bonheur, d'ailleurs, les gens déprimés n'ont pas la côte, on les regarde comme des curiosités: "mais qu'a-t-il?" "je ne sais pas trop, il n'est pas heureux je crois.." sentence ultime...
Etre heureux fait partie de ces utopies usuelles où l'on se voudrait parfait, dans une image idéalisée de nous-mêmes.
Mais à courir après le bonheur, on perd le goût de la vie simple de tous les jours je crois, car on ne sait plus se satisfaire de rien: "regarde ce beau coucher de soleil" "laisse moi, je cherche le bonheur".
Libérée de cette obligation au bonheur, en effet, je ne sais plus que répondre dans la case "but de ma vie", mais est-ce bien grave? Suis-je obligée d'avoir un plan pour tout? Vais-je m'autodétruire si je laisse une place à la spontanéité, à la providence? Certes pas.
Je voudrais remercier monsieur Jules Renard, sans qui je n'aurais pu mener à bien cette réflexion. En effet, c'est à la lecture d'une de ses phrases que j'ai initié ce raisonnement, je vous la confie: "si l'on construisait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente". C'est beau, simple et profond.
Il me plait d'être dans l'antichambre du bonheur, car parfois la porte s'ouvre, souvent quand je ne m'y attend pas, je me laisse surprendre par ce délicieux émoi, mais d'arrêter de vouloir forcer la serrure a significativement élevé le seuil de satisfaction globale de ma vie.
Cqfd.
Aussi invraisemblable que cela puisse me paraitre, je n'ai plus rien à écrire en ce moment, nada. A croire que trop de bonheur tue l'inspiration! Je m'assois devant cet écran, ou devant mon Moleskine, la main dans une fébrile suspension, et.. rien. Je ferme les yeux, je mobilise mes émotions, essaie de puiser en moi les milles et une histoires que je peux me conter pour m'endormir, mais là, rien, juste ce paysage zen qui m'envahit de sérénité.
Bercée par la douceur de son regard et la chaleur de ses bras, je saisis enfin l'expression "vivre le moment présent", ne souhaiter être nulle part ailleurs qu'avec lui, à ce moment précis.
Zen, voilà, c'est tout, je suis zen, et heureuse, et dans l'incapacité momentanée d'écrire quoique ce soit, étrangement, ça m'est égal. Alors c'est ça le bonheur? Il semblerait que oui ;)
A un de ces jours, peut-être.... :)
Une odeur de pain chaud, un frisson me parcourt, le sommeil pèse sur mes yeux, un goût de café sur les lèvres, les volutes de fumée d'une cigarette, la douceur de quelques mots murmurés dans le secret de mon coeur, la joie de projets se faisant le jour, la délicieuse attente de lui, le voyage de demain, le sourire cerise...
Dimanche matin, lendemain de soirée.
A peine 3 heures de sommeil au compteur, pourtant, je me sens bien. Je crois que j'aime ce temps un peu grisâtre, j'ai l'impresion de vivre de petites parenthèses. Je réfléchis à une foultitude de choses, et je vis ma petite vie à moi comme une évidence. Je rêvais de la rafraichir, et je rencontre énormément de gens, tous plus sympathiques les uns que les autres. Ô vous autres aux horizons divers, comme j'aime vous découvrir!
Je vis dans la maison du bonheur, je tenais à le signaler. Je regarde dans chaque recoin de cette bâtisse à l'histoire peu commune, et il n'y a rien à faire, je ne vois que du bonheur! C'est presque à s'en sentir coupable! Délit d'initié pour être trop heureuse, c'est fou ça! Comme je savoure que tout soit simple, j'ai compris une chose très importante, les choses, en général, sont simples, si on ne s'évertue pas à les compliquer.
Même dans mon travail tout coule de source. Je souhaitais expérimenter l'approche humanitaire, je réfléchissais il y a peu encore, à me porter volontaire auprès d'une ONG, ou encore réserviste pour l'Armée. Mais comme tout est devenu simple et évident, je n'ai pas besoin de me décarcasser, car au sein de mon unité, je vais pouvoir partir dès le début d'année prochaine à Dakar. Et peut-être ensuite à Kaboul.
Comme le bonheur ne vient jamais seul, je commence à me découvrir un style d'écriture où je me sens bien, où je me ressemble, des projets naissent, et c'est vraiment pas pour me déplaire! Je dois avoir l'air un peu sotte de m'émerveiller de tout ainsi, mais enfin, j'ai un passif avec le destin, et quand je vois chaque pièce de l'édifice prendre place de façon quasi-autonome, je suis admirative, je l'admet, de cette roue qui a fini par tourner finalement.
Je suis avachie sur un canapé, en train d'écouter Just Jack et Fiona Apple, j'ai un énorme hématome sur l'articulation de mon index droit pour avoir trop secouer un sachet de Mozzarella, des ampoules aux pieds pour avoir trop danser, mais tout ça, on s'en moque, qui a souffert dans son âme jusqu'à se souhaiter ombre de lui-même ignore la douleur physique. C'est une question de point de vue, d'état d'esprit. Ca change tout. Et aujourd'hui, j'ai décidé de me contenter d'être heureuse. C'est un bon programme de dimanche après-midi, et ça me suffit amplement, je n'ai besoin de rien d'autre...
Il y a pléthore de petits faits qui vous sont égaux et qui m'ont conduit à cet état de félicité cette semaine: une enfant de 3 ans et demi a posé sa petite main sur ma joue et m'a dit "t'es belle p'tite fée" en déposant un gros baiser sonore sur ma joue, j'ai trouvé un exemplaire de la première réédition de "J'irais cracher sur vos tombes" de Vian sur les quais (j'ai même pousser un petit cri de satisfaction pour tout vous dire), une amie qui m'est plus chère que je ne pourrais vous l'expliquer m'a dit "au fait, est-ce que je t'ai dit que je suis heureuse que tu sois ici?", j'ai continué de tisser l'étoffe d'une profonde amitié avec une autre, j'ai eu des discussions intéressantes avec bon ombres de mes contemporains, j'ai mangé un burger en forme de coeur en plein milieu de l'après-midi, je me suis promenée dans Paris la nuit et encore tout un tas de choses pas vraiment transcendantes, et quimporte!
Je suis hors-circuit pour la course aux grands destins, je laisse le Nobel d'astrophysique également, éventuellement, pour rendre service, je veux bien accepter le Pulitzer, mais vraiment ce qui me ferait le plus plaisir, c'est un badge (même pas une médaille) où serait inscrit "Membre des gens heureux", voilà :)
Bon dimanche à tous!
Hier, tellement fatiguée que je n'ai enlevé qu'une basket,
Hier, tellement fatiguée que je me suis endormie toute habillée, les lunettes sur le nez,
Have a good night!
Je n'aurais pas pensé poser bagage en Sibérie, et pourtant...
Je n'aurais pas pensé être si bien accueillie, et pourtant...
Welcome!
6 mois pour m'habituer aux changements,
6 mois pour préparer un voyage,
Dakar, ou Kaboul,
Et si ces enfants ont une deuxième chance,
Et si ces enfants je l'aime instinctivement...
Tant mieux!
J'ai donné du sens à ma vie,
J'ai donné du corps à mes rêves,
Je suis heureuse!
Au-delà de tous les mots existants,
Au-delà de tous les émois naissants,
Goodbye Lullaby...
La première fois, on a le trac
La première fois, on a les mains un peu moites
La première fois, on a mal au ventre
La première fois, on espère être à la hauteur
La première fois, on observe beaucoup
La première fois, on est vidé quand c'est fait
La première fois, on est content quand elle est passée
Aujourd'hui, j'ai vécu ma première fois de mon nouveau poste!
C'était excitant, déconcertant, intéressant, prometteur, angoissant, fatiguant, mais je suis tellement heureuse!
Je suis trop à bout de forces après une journée interminable qui a duré 14 heures (oui, quand même!) pour expliquer dans le détail, mais là, sincèrement, je suis heureuse de me lever pour aller travailler demain matin, il me tarde même! J'ai un éventail incroyable de possibilités qui s'offre à moi, bref, c'est le bonheur!
Paris, magique!
Quelle douceur que cette brise nocturne qui carresse délicatement ma nuque... Quelques heures encore, avant de réunir à nouveau trois amies, une pour toutes, et toutes pour une, time after time...
Des bougies à souffler pour l'une, des possibles à rêver pour une autre et des projets à mettre en oeuvre pour la petite dernière.
J'ai regardé les pins parasols et les palmiers sur la route, j'ai souri, j'ai ri seule, j'ai chanté à en perdre haleine, la vie étend son tapis rouge sous mes rêves.
J'ai reçu tant de chaleur, tant de mots, tant de regards et de sourires, mon coeur regorge de joie, il dégouline de bonheur, il suinte le bien-être.
Parfois, le temps s'immobilise, en respect de la beauté des choses, il nous laisse admirer avec béatitude ce qui nous est offert, je suis entrée en contemplation devant tant de perfection, telle est mon ordalie, I believe in a better way, et j'y suis...
Un train m'emportera bientôt.. J'y ai beaucoup rêvé, j'y ai dormi, j'y ai lu, j'y ai écrit et j'y ai aussi pleuré.
J'aime m'assoir devant la fenêtre, le nez au-dessus d'un café, et regarder passer la France comme un film en accéléré, les distances raccourcissent, mais parfois les gens s'éloignent, inéxorablement.
Je me suis souvent posé cette question, baby can i hold you tonight...
Mais d'autres mélodies ont envahi mon ciel musical, porteuse d'un peu plus d'espoir, c'est le printemps, les envies fleurissent...
Retrouver l'envie d'être la belette de quelqu'un, jouer à "cap ou pas cap", effeuiller une marguerite "un peu, beaucoup, à la folie...", badiner d'amour et d'eau fraiche, éclater de rire et boire une menthe à l'eau à la paille.
Arrêter d'avoir peur, me laisser aller, m'énivrer de tendresse, fermer les yeux, fredonner, cueillir un souffle du bout des lèvres, aimer, aimer, aimer!!!
Me dire "et si c'était vrai", penser "je l'aime à mourir", et danser sur un air de Taxi Girl "chercher le garçon, trouver son nom"....
Allez, steuplait, chuis prête à acheter cette vilaine lampe si un génie en sort ;)