N'importe quoi!
Ceci pourrait être mon expression fétiche. Je dois la dire au moins trente fois par jour. Parfois amusée, parfois enervée. Je viens de me réveiller, j'ai regardé l'heure, 6h00, et là, invariablement, je me suis dit "mais n'importe quoi!".
Je ne travaille pas aujourd'hui, je suis (enfin) en week-end. Mon seul week-end du mois. Et je me lève aux aurores... Normal, je me suis endormie à 19h en même temps, voilà ce qui arrive quand on fait n'importe quoi et qu'on ne dort pas suffisamment pendant plusieurs jours. J'ai raté une soirée au ciné, qui aurait du s'achever au Cubanito, lieu d'errance éthylique.
Le café brûlant à côté de ma main gauche me chatouille délicieusement les narines. Je vais voir l'aube arriver. A l'heure où blanchit la campagne... Je vois demain se matérialiser. La lumière tamisée adoucit encore l'ombre de mes rêveries nocturnes. J'ai les yeux mi-clos de sommeil. Je passe une main parresseuse dans ma tignasse ébouriffée. Instant de perfection ordinaire.
Je pourrais essayer de raconter ce qui m'arrive, ce troublant émoi qui me saisit depuis quelques jours, mais je préfère garder çà pour moi, car c'est un peu n'importe quoi.
J'ai froid, mes mains tremblent légèrement en tapant ces petits mots. Non, je suis glacée. Glacée de trop d'émotions, cristallisée de solitude, rien ne peut réchauffer cette universelle mélancolie du petit matin.
Inspirer, expirer, respirer, soupirer, enfin...
Demain est une partition encore vierge, y inscrirais-je une symphonie ou un requiem? Le philarmonique tapi au fond de mon trouble attend les instructions. Je me tourne, curieuse, vers mon coeur. En scène, maestro!
Never is a promise... Fiona est ma meilleure amie... La musique adoucit les moeurs, et exalte les émois.
No milk today... Je repense à ces vacances en Espagne, le trajet sur l'autoroute, mon sourire d'adolescente, être et avoir été...
I feel good... Bien sûr, comme toujours. Je pleure mes déceptions sur papier, mais je vis mes espoirs en technicolor.
O fortuna... Accents d'éternité, violence du frisson qui m'étreint, je peux écouter çà jusqu'à la surdité.
Don't you worry 'bout a thing (Merci!)(Vox ne veut pas charger ce morceau, tant pis, je me le garde rien que pour moi!!) Quand mes émotions deviennent trop n'importe quoi, je m'injecte une dose de ce morceau, çà m'apaise, çà efface tout doute, redore ma bonne humeur!
La vie en rose... En bleu, en vert, en rouge, en jaune, peu m'importe!! Edith me donne envie d'aimer, encore et pour toujours!! J'avoue qu'en écoutant ces mots, j'ai un petit sourire, et me dis que çà m'arrivera à nouveau, oui j'y crois!! Je serais patiente, non, je n'attends pas, çà arrivera un jour et puis c'est tout, ne plus être dans l'expectative, première résolution matinale!
Bonne journée, chère communauté!
Comments
http://www.youtube.com/watch?v=YF6kvs7ZKfI
essaie ça devrait marcher pour Stewie !!!!
Bonne journée P'tite fée ! ...
Moi je suis de perm' demain à partir de 9 heures poru 24h ... Ah quelle poisse !... Je suis fatiguée à l'avance ! ... Il y a tant de choses que j'ai à faire et d'autres que j'ai envie de faire que je ne sais par quel bout les attraper ... Ca finit en évasion ici ... le temps que ça décante ...
Je pourrais vous raconter mon escapade d'hier à fouiner les antiquaires et les déballages de chutes de tissus de couturiers ...mon esprit fourrage dans le mystère des mains qui façonnent, qui pétrissent la glaise, cardent les herbes et les laines, confient à la chaleur de leur ventre quelques graines, nourrissent avant des chenilles, ébouillantent les cocons pour tirer un fil, inventent un métier, montent des fils de chaîne et passent au travers pendant des heures sans les rompre, une navette qui monte la trame ...à l'intérieur de moi quelque chose s'est marginalisé ... dans les souffrances de tous les jours, profondes et banales, mon aptitude à la course en avant dans la consommation des choses toutes faites, a péri ...Ma façon d'être inconsolable s'est mutée en errance attentive à ce qui se crée ...
D'abord il pleuviotait sur Montmartre et ses ruelles, sur la rue Lepic où j'aime bien faire mes courses ... d'abord j'y laisse moins de sous qu'au super-marché et au moins, c'est bon ...et puis j'ai adoré ce couple d'anglais qui s'était attablé devant une bière et puis qui ont lorgné vers ma table et que j'ai converti au Sancerre rouge ...j'aime bien ce troquet et cette sirène inénarable pendue au plafond avec ses gros tétons tous nus et ses cheveux épars ... elle me donne envie de rire ! ...il y a dû y avoir une époque où c'était osé ! ...
Belle journée P'tite fée.
@Schéhérazade: j'ai aimé la tienne copine :)