L'amour, volume I, reliure en peau de vache...
Après une nuit un peu agitée, je me sens bien mieux. Je pense tout ce que j'ai écrit à ce moment là, mais en version moins mélo du théâtre grec antique.
Aujourd'hui, en ce jour du premier mai, il fait gris, et je ne sais pas pourquoi, je repense à l'amour, en général. D'aventures en désillusions, cet aspect de ma vie est réduit à une petite chose assez insignifiante. Mais c'est quand même là, en stand-by, mais présent.
J'ai essayé de déterminer ce que j'en attends, à quoi j'aspire sentimentalement parlant. Parfois, je me dis que c'est uber useless, que je vais laisser tomber, et me contenter d'aventures sans lendemains qui ne me prendront pas la tête. Mais "it's just an illusion", on parle de relations humaines, et même une aventure sans lendemain ça peut prendre la tête. Alors quoi?
Rien de compliqué, tomber amoureuse, être l'amoureuse de quelqu'un. Ne pas s'étouffer. Se respecter. Partager des choses, des idées, des blagues pourries, des projets . Et no prise de tête, ça c'est le plus dur, je le sais bien. Mais par dessus tout, ce qui me saoûle vraiment, c'est les rapports de force. Ca pèse dix huit tonnes de devoir tout le temps tout calculer, la moindre parole, le moindre geste, la façon de s'habiller, etc... Ca tient parfois à si peu de choses.
J'ai l'abominable défaut (car c'en est un) de m'accrocher aux bad boys. Les gentils, j'ai essayé, je ne peux pas, pas que je ne veux pas, c'est juste pas dans ma nature. Donc, pour reprendre, je souhaite vivre une love story sans prise de tête ni rapport de force avec un bad boy, là, forcément, y'a maldonne quelque part, vous voyez ce que je veux dire?...
Attention, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, je ne cours, ni ne cherche à tout prix un bad boy, non, c'est juste que je suis attirée par ce genre de mecs, quoique j 'en dise. Et puis de toute façon, à ma façon, j'ai un sacré petit caractère bien trempé, je suis une vraie chieuse et capricieuse, j'ai horreur qu'on me fasse de la résistance, j'avoue... J'aime les hommes imparfaits, ils sont attendrissants. Le problème, c'est qu'ils sont aussi souvent obtus et enfermés dans un raisonnement qui se mord la queue. Mais un bad boy ça s'attendrit, la preuve, j'en ai eu un pendant des années, bad boy avec moi, comme j'aime, et puis pfiout, une fois que je l'ai bien attendri, il est parti faire le Roberto love-love avec une autre... Alors, j'ai bon espoir, je trouverais un jour un bad boy qui lui aussi fera le Roberto avec moi. Enfin j'espère...
Le seul problème, c'est que ce qui , à mes yeux, fait de moi une personne estimable, je parle de mon métier, et bien ça n'intéresse personne, enfin pas grand monde. Oh bien sûr les gens trouvent ça super génial, c'est beau ce que je fais et gnagnagna, mais on ne me pose jamais de questions. Et comme je renvoie une image maternante (oui, je suis une nurse, je soigne et panse les blessures..), les mecs me racontent leurs vies, mais se moquent éperduement de la mienne. C'est fini, STOP, no way!! Plus d'unilatéralité, de sens unique, de psychothérapie de pacotille. Je n'aime pas ça, mais j'y suis contrainte, ça va devenir donnant-donnant. Certains diront que je suis trop gentille, c'est faux, on est jamais assez gentil, mais on peut être trop conne, comme moi.
Un bon copain me répète souvent "les mecs sont tous des gros batards, t'as raison", faux, erreur, rien à voir, hors sujet. J'ai croisé de vrais connards, heureusement peu, la plupart des hommes sont juste plus égoïstes que les femmes, en règle générale. Et les femmes sont plus sacrificielles que les hommes. Forcément, on en vient à des abherations du genre "avec tout ce que j'ai fait pour toi, tu es ingrat, égoïste!!!" et l'homme de nous répondre "mais je ne t'ai rien demandé!!", ce qui est malheureusement vrai, c'est là le drame, mais ça ne fait pas de ces messieurs des batards (enfin pas de tous), c'est un peu trop rapide comme raccourci, chacun sa responsabilité dans l'échec.
Ce qui est par-dessus tout agaçant, c'est que je cerne plutôt bien les gens, je comprend les rapports humains, les enjeux, les moments clés où tout se joue (normal, ca fait un peu partie de mon boulot), je suis d'ailleurs d'assez bon conseil pour les autres, mais pour moi, mais pff, mort de rire!! Une vrai quiche!! Incapable de m'appliquer tout ça, je fais exactement tout le contraire de ce qui serait bon, je perds mes moyens, je dis n'importe quoi, je deviens cassante et glaçiaire, ou a contrario trop à la guimauve sauce bisounours. J'ai fait croire à des mecs dont je me moquais complètement que j'étais folle d'eux, et à d'autres qui me troublaient sérieusement que je n'en avais rien à cirer. Total: ben je suis seule... Bien fait, ma cocotte...
En conclusion, je comprend qu'il ne sert à rien de vouloir intriguer, être franche, directe et rester simple, c'est encore le meilleur moyen pour ne pas passer à côté de belles choses, c'est ce que je me dis. Mais bon, la différence, c'est que je n'espère pas à tout prix rencontrer quelqu'un, si ça vient tant mieux, sinon, c'est pas très grave, c'est la vie. Mais j'arrête les relations nuisibles, je suis trop grande pour ça, j'ai passé un cap ;)
Comments
Essayes un Jean-Pierre Stephen, au moins, celui-là tu pourras le mener par le bout du nez ! Et en plus, avec 254 épisodes, tu as le temps de voir venir ! Ca, c'est du solide !
Vous serez juste tout les deux d'accord sur les mêmes choses au même moment. Ensuite, c'est là que ça devient pimenté... et constructif ;)
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Sympa le clip sinon (mais pas rès badboy ton pote ;) lol )